Edito

A PROPOS DES « MIGRANTS »

Il est habituel de voir – surtout lorsque la prise de risque est nulle, mais l’intérêt politicien bien présent – les esprits s’échauffer et crier bien fort sur nos places et nos trottoirs ; xénophobes et racistes de tous poils d’un côté, donneurs de leçons de l’autre !
Ainsi, dans notre village, on a récemment vu le FN de Mlle Maréchal Le Pen faire face aux élus du PS qui l’ont sciemment, et volontairement, fait élire il y a 4 ans aux législatives de Carpentras en se maintenant au deuxième tour, parce que ça les arrangeait !
C’était « retenez-moi ou je fais un malheur ! »  des deux côtés qui, pour cela, s’entendent comme larrons en foire…
En dehors de ce grand déballement médiatisé, il y en a heureusement d’autres qui agissent dans la discrétion et sans se faire remarquer, selon leur conviction ( par exemple l’association P.Valdo pour Grambois).

En fait, que signifie ce terme de « migrants » ?  Ceux qui poussent des cris d’orfraie, comme ceux qui s’en servent à dessein, le savent-ils eux-mêmes ?

En réalité on mélange ici trois groupes de populations totalement différentes.

Il y a d’abord des réfugiés politiques, de guerre ou d’opinion, pourchassés, martyrisés, torturés parfois…J’en suis personnellement un descendant.
Ce sont par exemple les Juifs, de tout temps, les Arméniens en 1920, les Espagnols en 1936, les Vietnamiens dans les années 1970, les Africains plus récemment et les Chrétiens d’Orient aujourd’hui.
Leur porter assistance et, si possible, les accueillir est d’abord un droit, le droit d’asile, internationalement adopté. C’est aussi pour certains un devoir, quelle que soit par ailleurs notre situation, et pour ma part porte et maison ont été et seront toujours ouvertes pour eux. Certains ne souhaitent d’ailleurs parfois qu’être transitoirement sur notre sol.
Dans ma famille, comme dans beaucoup d’autres, il en est qui ont perdu la vie pour ça ; ce n’est pas toujours le cas de beaucoup de donneurs de leçons d’aujourd’hui…

Il y a ensuite les migrants économiques qui fuient la misère, la famine, les pays dévastés par les catastrophes ou la guerre, pour rejoindre les pays riches dont nous faisons partie que nous le voulions ou pas.
C’étaient les Irlandais au 19° siècle vers les Etats Unis, les Polonais et les Italiens vers chez nous au début du 20° siècle, les Africains plus tard et les immigrés du Proche-Orient maintenant. Ce sont ceux à propos desquels Michel Rocard disait que la France ne peut accueillir tout la misère du monde….mais peut en prendre sa part !
Cette immigration, éternelle, qui a été et qui peut être pour ceux qui la reçoivent une richesse future est devenue aujourd’hui, il faut le reconnaître, d’abord une charge. Elle n’est pas du domaine individuel mais du ressort de la Nation, et donc de l’Etat et de son gouvernement qui doivent définir quels sont nos capacités et nos moyens pour le faire, et le faire dignement, et donc en fixer d’abord les limites. A charge pour lui de les faire respecter ; c’est un problème d’organisation et de gestion politique : accords avec les pays d’origine, lutte contre les filières de passeurs…
Dans ce groupe beaucoup ne sont d’ailleurs que de passage et souhaitent en fait se rendre dans un autre pays ( Angleterre notamment).
Il faut, pour ceux qui voudraient rester, définir clairement les conditions de régularisation et d’intégration, et les faire appliquer et respecter sous peine de reconduite au point de départ.
On ne peut pas dire que cela ait été fait de manière très brillante ces dernières années!

Il y a enfin les clandestins aux motifs illicites, trafiquants en tous genre, ou prosélytes de politiques déstabilisatrices affirmées, voire combattants d’une soi-disant guerre de religion (djihad), dont certains sont d’ailleurs déjà fichés par les services de Police. Ceux-ci se cachent en outre, parfois, parmi les précédents.
Ils ne faut bien sûr pas les accepter ni même les tolérer pour des raisons à la fois sécuritaires, politiques et économiques.
Ils sont du ressort de la police et de la justice : incarcération, reconduite immédiate aux frontières. Il faut là encore plus de volonté politique, à l’échelle des nations et surtout de l’Europe pour assurer le respect de l’état de droit et de nos frontières.

Pour revenir à nos villages de France, point n’est donc besoin d’aller manifester dans les rues :
L’accueil des réfugiés pourchassés est un droit, et un devoir pour chacun d’entre nous.
Les réfugiés économiques en transit, qu’ils soient de passage ou en voie de régularisation si ils y sont admissibles, après tous les contrôles d’identification et de sécurité indispensables, peuvent être accueillis, sous réserve que les possibilités existent et les conditions requises soient assurées, toujours avec l’accord du Maire et de son Conseil Municipal.
Quant aux illégaux, c’est aux forces de l’ordre, Police, Gendarmerie et à la Justice d’en régler le sort.

Antoine MEDVEDOWSKY

Lire à ces sujets :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique:comment le ps du Vaucluse a sciemment fait élire Marion Maréchal Le Pen – 28-05-2013
https://abonnes.nouvelobs.com/societe/20161031.OBS0572/gilles-kepel-les-islamo-gauchistes-ces-charlatans.html